La soirée de Marrakech a offert un spectacle où la Côte d’ivoire championne en titre, a confirmé son statut de puissance footballistique africaine au rang des géants qui avaient pris de l’avance par le passé, en infligeant une sévère défaite aux Burkina Faso qui n’a jamais su avoir le répondant nécessaire pour inquiéter « The Man Of the Match » Ahmad Diallo et ses coéquipiers. La place en quart de finale a été non seulement méritée, mais permet de se rendre à l’évidence que les Éléphants ne sont pas venus au Maroc faire de la figuration, mais batailler pour préserver leur titre.
Dès les premières minutes, les Éléphants ont pris le contrôle du jeu, installant un rythme soutenu qui a rapidement étouffé les espoirs burkinabè. Le chaleureux public ayant effectué le déplacement du grand stade de Marrakech, n’a pas eu à attendre longtemps pour voir la différence de niveau se traduire au tableau d’affichage avec l’inscription « Goal ». Ahmad Diallo, le jeune attaquant de Manchester United en Premier League anglaise, a trouvé une faille et une louche bien ajustée et a su tromper le portier burkinabè. Une domination sans partage qui s’est conclue de la plus belle des manières. Le Burkina Faso, courageux mais dépassé, a tenté de réagir en resserrant ses lignes, mais la fluidité des combinaisons ivoiriennes a fini par briser leur résistance. À la demi-heure de jeu, Yan Diomande a doublé la mise, transformant la rencontre en démonstration. Dès lors, le match s’est déroulé comme une partition maîtrisée, où chaque offensive ivoirienne semblait annoncer un danger imminent.
En seconde période, les Éléphants ont géré leur avance avec sérénité, sans jamais perdre le fil de leur supériorité. Le Burkina Faso, malgré quelques éclairs offensifs, n’a jamais trouvé les ressources pour inverser la tendance. Et lorsque Bazoumana Touré a inscrit le troisième but en fin de rencontre, la victoire a pris des allures de triomphe.
Ce succès net et sans bavure propulse la Côte d’Ivoire en quarts de finale, où elle retrouvera l’Égypte dans un choc qui s’annonce palpitant. Plus qu’une simple qualification, cette performance rappelle que les Éléphants ne se contentent pas de défendre leur titre : ils entendent régner à nouveau sur le continent.
Éric Moïse NKOUANDOU M. à Marrakech